Dysfonctionnements agricoles : Interpeller les plus hautes instances
L'économie du pays chancèle et, selon le Ministre de l'Agriculture, l'économie agricole subit la pire crise depuis 30 ans. Toutes les productions agricoles subissent en 2009 une dégringolade des prix payés aux producteurs provoquant des pertes pour les entreprises agricoles avec, pour corollaire, un risque de disparition de nombre d'entre elles.
Pour réveiller les pouvoirs publics, crier son désarroi et exiger un avenir,la profession agricole s'est mobilisée sur l'ensemble du territoire vendredi 16 octobre.
La mobilisation des agriculteurs des Pays de la Loire,l'une des régions agricoles les plus importantes, à Nantes a réuni de 4000 à 5000 agriculteurs et plus de 300 tracteurs.
Les Maraîchers Nantais, sous l'égide de la Fédération des Maraîchers Nantais, ont participé à la manifestation au côté des organisateurs.
Avec des prix payés aux producteurs en 2009 de :
moins 23% en poireau primeur
moins 12% en tomate
moins 14% en radis
moins 22% en salade
moins 7% en mâche
Leur situation n'est en effet, pas plus favorable que celledes autres branches de l'agriculture.
2009 présente la caractéristique peu glorieuse d'unerémunération des producteurs inférieure aux coûts de production en tous produits.
L'axe moteur de l'action était l'interpellation du Président de la République en sa qualité de plus haut décideur des orientations politiques de notre pays.
Le défilé impressionnant (315 tracteurs, 4 à 5000 personnes) a parcouru les rues de Nantes à partir du cours Franklin Roosevelt, stationnant longuement devant la préfecture où chaque branche a exposé ses difficultés, sous la surveillance des gardes mobiles. Une délégation a été reçue par le Préfet.
Comme un funeste symbole, une barque représentative du nombre d'exploitations et d'emplois agricoles de la région Pays de la Loire a sombré dans le bassin Ceneray sous les yeux du Préfet
Les participants sont ensuite revenus Cours Franklin Roosevelt où les responsables professionnels de l'Agriculture ont pu donner des explications de la crise et tracer les conditions d'un fonctionnement équitable des échanges commerciaux.
Aux discours des leaders agricoles s'est joint celui d'un responsable de la CGPME qui a souligné la similitude des difficultés des PME et celles des entreprises agricoles et leur vassalité à l'égard de clients devenus trop puissants et éloignés de toute préoccupation du maintien du tissu socio-économique du pays.